Bonjour, j'ai besoin d'aide

Ceci est une ébauche, la nouvelle n'est pas terminée, mais j'aimerais bien un avis pour savoir si je dois la continuer ou non..

 

 

 

            Nous nous trouvons dans une chambre. Notre regard est celui d’une caméra, il pivote à 180° en scrutant les moindres recoins. Nous découvrons des affiches sur le mur, qui ne correspondent pour la plupart qu’à des groupes de musique. Hormis une photo d’une adolescente, probablement âgée de 15 ans. Elle rayonne de beauté grâce à sa chevelure d’or et son sourire éclatant. Mais nous ne savons pas qui elle pourrait être. La chambre est désordonnée : pile de vêtements, affaires de classe éparpillées sur le sol, quelques éclats de verre et plus important, un garçon. Il est allongé sur le sol, et dort. Il donne l’impression de s’être battu toute la nuit. Nous le déduisons parce qu’il a quelques hématomes sur le visage et dans ses mains des poignets de cheveux.

 

Il ouvre les yeux, et ne paraît aucunement étonné d’être par-terre. Il se lève difficilement. Il ne porte pas les caractéristiques d’une personne qui a fait la fête toute la nuit. Il se regarde dans le miroir bien qu’il soit brisé. –Marque de coup de poing, sans doute- Il fixe son visage intensément. C’est qu’après quelques minutes qu’il semble surpris de son état, comme s’il n’avait pas voulu ni vécu tout ça cette nuit. Il s’arrange ensuite les cheveux, et cherche des vêtements propres dans ce capharnaüm. Une fois prêt, il saisit la photo de l’adolescente et la contemple. A voir l’expression sur son visage, nous pouvons supposer qu’elle est sa petite amie. Il est fier, souriant, les yeux scintillants et sur le point de pleurer de joie.

 

Nous sortons lentement de la chambre et nous assistons à une succession d’actions matinales : il se douche, se brosse les dents, se sèche, se déshabille, prépare son bol de céréales, un verre de jus d’orange engloutit, se rhabille et déguste ses céréales –nous remarquons le désordre des actions- Pendant ce lapse de temps, assez long, nous percevons des spasmes musculaires inquiétants, au niveau facial ; des sortes de grimaces qui traduisent l’énervement.

 

Nous partons derrière lui pour le lycée. Il prend son sac à dos, le pose sur ses épaules, et ferme la porte. Il sort son baladeur et l’allume. Dans les menus de son IPOD, il choisit un dossier intitulé TRASH AND GORE. On y retrouve des groupes de musique de métal. Etrange pour un jeune qui semble aussi sage qu’une image : nous pourrions même dire angélique puisque avec son teint pâle, ses yeux bleus ciel, son sourire d’enfant innocent et sa chevelure dorée, il ressemble à l’ange Gabriel. Pendant le trajet, notre héros reste impassible, comme si la musique ne lui procurait aucune émotion. Il marche, regardant droit devant lui, ses pas sont réguliers. Il dépasse les gens, et dans la foule, il arrive à n’avoir aucun contact avec les personnes. Il est presque transparent pour le monde. Personne ne fait attention à lui, et lui non plus.

 

Notre regard prend de la distance, s'éloigne progressivement de ce jeune homme imperturbable. Il continue à marcher droit devant lui, avec un regard glacial sur le monde. Nous prenons de l'altitude. Nous avons de plus en plus de mal à le distinguer parmi la foule. Enfin, nous nous déplaçons. Nous volons au-dessus de la ville; les gratte-ciel nous châtouilleraient presque. Nos yeux ne fixent rien de précis, ils admirent les alentours. Il faudra redescendre brusquement dans un rue pour comprendre où nous sommes : une plaque indique "District des Orfèvres".

 

Cette rue est peu animée, les immeubles noircis par la pollution et une atmosphère sombre règnent ici. Une question se pose : est-ce là que notre personnage aurait cours ? Non, il n'y a pas d'école. Par contre, au coin de la rue, nous remarquons un commissariat. Soudain, nous nous précipitons à l'intérieur, passons à toute vitesse les différentes salles de ce commissariat et nous arrivons dans un bureau. C'est le bureau d'un inspecteur - Garfield, comme son badge le signale - L'Homme est bedonnant, regard vitreux, et il ne lui reste que trois cheveux sur le crâne. Il semble noyer sa solitude dans l'alcool car son bureau empeste le whisky bon marché. Et il ne porte aucune alliance à l'auriculaire gauche. Il déteste son boulot, son visage exprime le dégoût de tout. Il faut tout de même comprendre qu'il voit des cadavres à longueur de temps, et qu'il n'y a pas d'humanité dans les actes dont il est témoin. - D'ailleurs, pour lui, l'humanité est un vain mot -

 

Cette nuit encore il a été réveillé par un coup de téléphone du policier Roger : "Inspecteur ? Roger à l'appareil. On nous a appelé parce qu'on a retrouvé le corps d'une jeune fille étripée. C'est pas beau à voir. On vous attend sur les lieux du crime ?". Etripée résonnait encore dans sa tête. Et son arrivée sur le lieu du crime, ou plutôt du massacre, ne fut pas sans un certain choc. Il avait l'habitude de ce genre de situation mais là, ça semblait être de trop. Pour se vider la tête, il écrit toujours ses émotions sur un carnet de notes. Nous pouvons y lire :

 

23 Décembre 2009, 03h04

 

Très belle nuit d'hiver, on peut voir les étoiles briller. Le vent balaie les feuilles mortes restantes sur le trottoir. J'arrête ma voiture, à proximité des barrières installées par mes collègues. Quelques personnes tentent de comprendre ce qui se passe, par curiosité malsaine je présume. Le Soleil n'est pas levé, pourtant une importante lumière se dégage de la scène. Elle provient des phares des voitures de police. Roger vient "m'accueillir" et m'explique comment on a découvert le corps. Une grand-mère qui balladait son vieux caniche fripé avait trouvé cette jeune fille allongée. Je n'aurais pas dit allongée, je l'aurais plutôt décrite comme étant éparpillée. C'était un massacre. A peine avais-je posé mon regard sur le trottoir qu'une envie de vomir me prit. Insoutenable. La jeune fille, tout juste 15ans, ne ressemblait plus à rien tellement on l'avait massacré. Sa tête remplie de bleus, son cou en angle droit (par rapport à la colonne) et .. une de ses.. jambes était séparée du reste du corps. Du sang avait giclé de partout. Sur le trottoir. Sur les murs des immeubles. Et même sur une fenêtre. Je n'ai pas pu rester plus longtemps à la regarder. J'ai préféré m'occuper de rassembler des indices, des témoignages et laisser le sale boulot aux médecins légistes qui s'attroupaient autour d'elle. Je vais voir une première personne : elle me dit qu'elle n'a rien entendu. Et pareil pour toutes les autres personnes. Le criminel est passé ni vu, ni connu, et a commis sa petite affaire incognito. Je suis ensuite rentré au bureau pour me remettre de mes émotions.. C'est difficile de se vider la tête avec ces images. J'ai vu pire pourtant. Je ne sais pas ce qui me met dans cet état. Peut-être que je pense à ma fille, qui a le même âge. Il y a de fortes chances pour que ce soit ça.

 

La page n'est pas fermée. Il ajoutera sûrement d'autres éléments plus tard de l'enquête.

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